Données et gouvernance
Hébergement de données de santé et helpdesk
Pour qui : Acteur de santé ou de services associés qui choisit un outil de support.
Code de la santé publique et décret 2026-209 lus sur Légifrance les 3 et 4 novembre 2026. Webinaire de l'Agence du numérique en santé de mars 2026 et pages 1 à 8 du projet de référentiel v2.1 lus ; référentiel v2 en vigueur non lu. Ceci n'est pas un avis juridique.
Notre avis
Commencez par la question de contexte : vos tickets contiennent-ils des données de santé recueillies lors d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social, hébergées pour le compte de celui qui les a produites ou recueillies, ou du patient ? Si oui, l'article L.1111-8 vise leur hébergement, et le responsable de traitement doit s'assurer que l'hébergeur a le certificat, selon l'article R.1111-8-8. Demandez-le et lisez son périmètre. Une mention HIPAA ou SOC 2 ne le remplace pas. easiware déclare des environnements HDS via son hébergeur, à vérifier sur le certificat. Pour les autres éditeurs, nous n'avons pas établi de certificat.
Dans l’ordre
- Déterminer si vos tickets contiennent de telles données
- Réduire la présence de ces données dans les tickets
- Si elles restent, demander le certificat et son périmètre
Pourquoi
- Le certificat porte sur un périmètre précis
- Le contexte de collecte détermine l'obligation
Ce qui change le choix
Pas de donnée de santé, ou données recueillies hors de ce contexte : la certification n'est pas forcément votre sujet, à confirmer avec votre conseil.
Le test en trois questions
- Qui recueille la donnée, et dans quel cadre ? Prévention, diagnostic, soins, suivi social et médico-social : c'est le contexte visé par le texte. Selon notre lecture, une boutique qui reçoit une ordonnance d'un client n'est pas dans la même situation qu'un établissement : faites-le confirmer.
- Qui l'héberge, pour le compte de qui ? Le texte vise l'hébergement pour le compte d'un autre. L'article R.1111-9 y range notamment l'administration et l'exploitation du système d'information contenant les données : un éditeur SaaS peut donc se poser la question. Le projet de référentiel v2.1 vise qui fournit tout ou partie d'un service d'hébergement en qualité de sous-traitant au sens de l'article 28 du RGPD. Le même projet borne l'administration et l'exploitation : un hébergeur n'est tenu d'être certifié pour cette activité que s'il l'exerce seule. Deux points à soumettre à votre DPO, ce texte n'étant qu'un projet. Exception lue : se voir confier des données pour une courte période, aux fins de saisie, de mise en forme, de matérialisation ou de dématérialisation (R.1111-8-8).
- Ces données doivent-elles être dans le ticket ? Si vous pouvez les faire passer ailleurs, votre problème se réduit fortement.
Ce qu'il faut demander
Le certificat lui-même, et non une mention sur un site. Son périmètre : lesquelles des six activités de l'article R.1111-9 il couvre, quel hébergeur, et si le helpdesk en fait partie, ou seulement l'infrastructure. L'article R.1111-11 prévoit que le contrat indique ce périmètre et les dates de délivrance et de renouvellement : c'est une preuve à réclamer. Vérifiez le référentiel attesté : selon l'Agence du numérique en santé, v2 depuis le 16 mai 2026. Une v2.1 tenant compte du décret 2026-209 existe en projet, sans date d'arrêté dans le document lu : relevez la version inscrite sur le certificat. La sous-traitance : une certification de l'hébergeur ne couvre pas forcément l'application de l'éditeur. Si l'éditeur s'appuie sur un hébergeur certifié, l'article R.1111-11 II prévoit que votre contrat reprenne les clauses de son contrat avec cet hébergeur : demandez-les. Cela ne tranche pas si l'éditeur doit lui-même être certifié.
Depuis le 26 septembre 2026, l'article R.1111-9-1 impose un stockage exclusivement dans l'UE ou l'EEE. Un transfert hors de ces pays, accès à distance compris, suppose une décision d'adéquation, ou des garanties appropriées, à condition que les personnes disposent de droits opposables et de voies de droit effectives. Sans décision, le contrat mentionne cette absence et décrit les garanties. L'article R.1111-11 demande aussi à l'hébergeur de publier une cartographie des transferts et des accès distants : demandez-la. Nous n'avons lu dans le décret aucune disposition transitoire pour les contrats en cours : si votre contrat est antérieur, posez la question.
Dans le cas d'easiware, l'éditeur déclare sur sa page sécurité des environnements HDS et ISO 27001 via son hébergeur Free Pro, alors que sa page d'accueil le dit « certifiée HDS ». Cela mérite d'être lu sur le certificat, pas sur la page. Gorgias annonce HIPAA et SOC 2 : ce sont d'autres cadres, ils ne valent pas certification HDS. Pour Zendesk, Intercom, Freshworks, HubSpot, Crisp et Zoho, nous n'avons pas recherché de certificat dans les pages lues : ce n'est pas une preuve d'absence.
Notre avis
Avant de chercher un outil certifié, regardez si vous pouvez éviter que ces données arrivent dans le support : un formulaire distinct, un espace patient séparé, une consigne claire. Le helpdesk reçoit alors des demandes pratiques, et votre périmètre rétrécit. Si ce n'est pas possible, le certificat devient votre premier filtre, avant les fonctions et le prix. Dans le doute, ne tranchez pas seul : votre DPO doit lire ces articles.
Limites
Articles à lire dans leur version en vigueur le jour de votre décision. R.1111-11 cité sans restitution de toutes ses mentions. Selon l'Agence du numérique en santé, seuls les certificats selon la v2 du référentiel sont valides depuis le 16 mai 2026 ; référentiel v2 non lu. Publication de la v2.1 non constatée par nous : à revérifier le jour de votre décision. Le texte ne traite pas expressément du ticket reçu hors contexte de soins, ni de l'établissement qui gère son propre système. Certificats des éditeurs non lus. Pas d'avis juridique.
Prochaine action
Vérifiez si vos tickets contiennent ces données et dans quel cadre, voyez si elles peuvent passer ailleurs, et si elles restent, demandez à votre éditeur son certificat HDS et son périmètre.
Preuves et sources
Ce qui relève d’un fait lu, d’une déclaration, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Notre méthode
Fait lu. L.1111-8 I et II : hébergement pour le compte des producteurs ou du patient, contexte de collecte, certificat. R.1111-8-8 : exception de courte période, obligation du responsable de traitement.
Relevé du 3 novembre 2026.
- Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006685779 Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
- Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036656709 Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
Fait lu. R.1111-9-1 : stockage UE ou EEE, transferts et accès à distance, adéquation ou garanties, droits opposables et voies de droit effectives, absence de décision mentionnée au contrat, depuis le 2026-09-26. Aucune disposition transitoire pour les contrats en cours lue dans le décret.
Relevé du 3 novembre 2026.
- Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053720788/2026-09-26 Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
- Légifrance, JORF n° 0073 du 2026-03-26 : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053717250 Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
Fait lu. R.1111-9 : six activités, dont l'administration et l'exploitation du SI. R.1111-11 I : périmètre et dates du certificat au contrat. II : le contrat du prestataire recourant à un hébergeur certifié reprend les clauses de son contrat avec celui-ci. III : cartographie publique.
Relevé du 3 novembre 2026.
- Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053720790/2026-05-16 Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
- Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053720795 Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
Déclaration de l’éditeur. Certificats selon la v2 seuls valides depuis le 2026-05-16 ; v2.1 en projet, sans date d'arrêté dans le document lu, publication non constatée ; le projet vise qui fournit tout ou partie d'un service d'hébergement en qualité de sous-traitant, et ne tient un hébergeur d'être certifié pour l'administration et l'exploitation que s'il l'exerce seule.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Agence du numérique en santé : https://esante.gouv.fr/sites/default/files/media/document/20260318%20Webinaire%20HDS%20-%20v1.0_0.pdf Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
- Agence du numérique en santé : https://esante.gouv.fr/sites/default/files/media/document/R%C3%A9f%C3%A9rentiel_certification_HDS%20-%20FR%20-%20V2.1%20-%20post%20concertation.pdf Lu le 4 novembre 2026. Projet de texte, publication non établie.
Notre calcul ou déduction. Un éditeur SaaS peut se poser la question au titre de R.1111-9 5°.
Relevé du 3 novembre 2026.
- Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053720790/2026-05-16 Lu le 3 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
Déclaration de l’éditeur. easiware HDS et ISO 27001 via Free Pro sur sa page sécurité, « certifiée HDS » sur sa page d'accueil ; Gorgias HIPAA et SOC 2.
Relevé du 3 novembre 2026.
- easiware : https://www.easiware.com/securite-et-protection-des-donnees/ Lu le 3 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- Gorgias : https://www.gorgias.com/security Lu le 3 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Notre avis. Réduire la présence des données d'abord ; certificat comme premier filtre.
Daté du 3 novembre 2026.